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DJAM 2

17 févr. 2026, Aucun commentaire
L’odeur de l’herbe fraîchement coupée, la rosée du matin, le pépiement des oiseaux participaient au cadre délicieusement bucolique du petit village de Bourg-Bjevik, ainsi que le corps de Rostov, inanimé sur un chemin, un large sourire aux lèvres.
Les heures défilaient et le village commençait à s’éveiller. Les enfants sortaient sur les chemins, les adultes s’affairaient à leurs activités quotidiennes. Un groupe d’enfants découvrirent Rostov.

- « Tu crois qu’il dort ? » demandait l’un d’eux.
- « Nan, il est mort. Regarde, il bouge pas. » répliquait un autre.
- « J’ai une idée ! » s’exclama un troisième, un bâton à la main.

Rostov, fouetté et piqué par plusieurs bâtons finit par se réveiller. Les enfants s’enfuirent en criant « Le mort a bougé, le mort a bougé ! ». Se redressant, il constata qu’il n’était plus dans le laboratoire de Karsa, et se souvint assez rapidement du commando armé et de son passage à travers l’anneau. « Ça a fonctionné ! C’est incroyable. » se dit il.
Une fois debout, Rostov fit rapidement le tour du village. Il ne se souvint pas avoir peint de personnes vivant à l’intérieur, et pourtant, ce village était déjà habité. Mieux encore, les personnes y vivant avaient l’air si paisibles, sereines. Une ombre cependant s’approcha derrière lui.

- « Rostov Bjevik. Je t’attendais. » déclara-t-elle, avec fermeté. « Suis moi. »

Sans laisser le temps à Rostov d’apercevoir le visage de son interlocuteur, celui-ci le saisit par le bras et l’entraîna à l’intérieur d’un large bâtiment, qui ressemblait fortement à un laboratoire.

Une fois arrivé au fond du bâtiment, l’inconnu se retourna pour faire face à Rostov qui le reconnu immédiatement puisqu’il s’agissait … De lui-même !

- « Bonjour Rostov, je suis aussi Rostov, mais un autre Rostov. »
- « Je ne suis pas sur de comprendre... »
- « L’anneau à travers lequel tu es passé n’est pas réellement un portail, et il ne mène pas vraiment à l’endroit où tu t’es réveillé. »
- « Alors pourquoi je suis là ? »
- « Je n’en sais rien. Tu n’es pas censé être ici. Moi non plus d’ailleurs. Je me suis réveillé hier sur la même route que toi. J’ai rencontré un autre Rostov qui m’a accueilli et s’est volatilisé par la suite. Je crois qu’il a pris la route du nord. Je remarque que nous n’avons pas les mêmes vêtements, ils sont radicalement différents des miens. Avant de te réveiller ici, où étais-tu ? »

Rostov lui raconta son histoire, la guerre civile, son immigration en Hongrie, sa vie de misère, ses aspirations, puis le laboratoire et l’anneau. Il termina son récit par le commando armé et l’exécution des scientifiques.

- « Je vois. Je viens donc d’un monde alternatif au tien, que je considérerais comme le monde original, puisque j’y suis né. Je n’ai que faire de l’art. Je suis un scientifique et j’ai pour ambition de découvrir le moyen de voyager à travers les mondes. Ce que tu me dis, et le fait d’avoir rencontré un autre Rostov, un autre nous, me prouve que j’avais raison. Les pays que tu décris, Tchéquie et Hongrie, n’existent pas dans mon monde. Nous ne vivions que dans des cités-États où la concurrence était rude. »
- « Comment se fait-il que nous parlions la même langue dans ce cas ? »
- « Bonne question. Il semble que nous nous comprenions sans parler la même langue. Je vais ajouter ça à la liste de mes recherches. Tu peux rester ici tant que tu veux. Il y a des lits dans l’infirmerie et ce qui ressemble à de la nourriture dans la cuisine. »
- « J’ai besoin de papier et d’encre ou de peinture. Je peux trouver ça où ? »
- « Dans l’armoire, dans le coin, avec les autres fournitures. J’ai bien peur que tu ne trouves que des stylos et des crayons carbonés, et non de la peinture. »
- « Des crayons carbonés? »
- « Ce sont des crayons de bois dans lesquelles sont insérés une pointe en graphite, en carbone si tu préfères. »
- « Ah, des crayons à papier ! »
- « Désolé, nous n’utilisons plus cette terminologie chez moi. Il existait tellement de substituts qu’il nous a fallu tous les différencier. »

Rostov se dirigea vers l’armoire, saisit du papier et quelques crayons. Il se fit une petite place sur une table du laboratoire et commença à dessiner un portrait de Rostov le scientifique. De son côté, Rostov le scientifique était occupé et ne prêtait pas attention à ce qu’il se passait autour de lui.

Quand le dessin fut terminé, Rostov le dessinateur observa quelques secondes son travail, puis s’en fut chercher de la nourriture. « Nourriture » était plutôt le terme exact. Des bouillis, des fruits écornés et une viande sèche indéfinissable aussi dure et rêche que du cuir composaient les vivres du placard.

Alors que Rostov l’artiste commençait à s’user les dents sur un morceau de viande, un cri de surprise se fit entendre. Marchant à son rythme vers la source du cri, il vit deux Rostov scientifiques en face de lui.

- « Un autre Rostov scientifique ? » s’exclama-t-il. « Bonne nouvelle ! Vos recherches avanceront deux fois plus vite ! »
- « Bonjour à vous deux. Je viens de me réveiller dans ce laboratoire. Nous nous ressemblons drôlement. Vous vous appelez aussi Rostov, n’est-ce pas ? »

Sans répondre, Rostov l’artiste se dirigea vers sa table de travail et s’aperçut que son dessin avait disparu de sa feuille.

- « Hmm.. Tu es le Rostov que j’ai dessiné. » dit-il, de la nourriture plein la bouche.
- « Comment est-ce possible ?! » s’écria Rostov le scientifique original.
- « Je n’en sais rien. Je vais dessiner une pomme. Vous pourrez analyser le phénomène. »

À sa table, Rostov dessina une pomme. Quelques minutes plus tard, la pomme était toujours sur le papier.

- « Je crois que ce qui est inanimé ne peut pas apparaître. » lança Rostov l’artiste.
- « Ne dis pas n’importe quoi. C’est surtout que les dessins ne sortent pas de leur support. » ripostèrent en chœur les deux Rostov scientifiques.
- « Je vais tenter autre chose. »

Rostov dessina une créature sortie de son imaginaire. Une petite boule ronde avec quatre minuscules pattes et des yeux ronds noirs. Ne disposant que de crayons à papier, il n’exista pas de couleur sur le dessin. Quelques minutes plus tard, le dessin avait disparu du papier, et la créature était apparue.

- « Ça alors ! Qu’as tu dessiné ? C’est un animal de chez toi ? »
- « Non, je ne sais absolument pas ce que c’est. Je l’ai inventé. » répondit simplement Rostov.
- « Inventé ? Donc, potentiellement, tu peux dessiner et donner vie à des êtres vivants ! Il faut que tu arrêtes de dessiner. Tant que nous ne comprenons pas comment cela fonctionne, il faut que tu arrêtes de dessiner. Cela pourrait s’avérer dangereux. »
- « Je ne sais faire que ça ! »
- « Eh bien il faudra trouver autre chose pour t’occuper. »

Rostov l’artiste promit de ne plus dessiner le temps que les Rostov scientifiques se penchent sur le cas de la créature. Il prit tout de même le papier et ses crayons et se mit à écrire.

Il décrit une nouvelle bourgade, au nord de Bourg-Bjevik, dans laquelle vivrait une population plus nombreuse. Ce n’était pas tout à fait une ville, mais on y trouverait des médecins, des magasins et une arène de combattants fermée. Ce lieu semblait être un point de passage obligé pour toutes les personnes en quête d’aventures. Rostov s’est inclus lui même, vivant une vie d’artiste itinérant, dessinant et écrivant toutes sortes d’histoires et de fables au gré de ce que lui soufflait le vent et la pluie.

À mesure que les pages s’empilaient, les mots s’effaçaient d’eux même. Rostov l’artiste se leva et se dirigea vers les deux Rostov scientifiques.
- « J’ai peut-être fait une nouvelle bêtise... » annonça Rostov l’artiste.
- « C’est à dire ? »
- « Il semble que si j’écris, les mots s’effacent aussi… Donc je ne peux pas garantir que je ne viens pas de créer quelque chose... »
- « Oh non… Pose tout de suite ce crayon et ce papier, et raconte nous. »

Rostov s’assit et raconta tout ce qu’il venait de décrire, sans omettre son double de lui-même…

- « Mais quel abruti fini ! Si tu n’étais pas moi, je t’aurais giflé ! Qu’est-ce que je raconte, tu n’es pas moi ! » s’emporta le premier Rostov scientifique.
- « Comment je pouvais savoir ? »
- « Espèce de crétin congénital, quand on ne sait pas, on y va par petites touches ! » explosa le second Rostov scientifique.
- « Espérons qu’il n’a pas hérité de mon don.. ? » hasarda le Rostov artiste.

Ils n’eurent pas longtemps à attendre la confirmation. Une ombre immense passa au dessus du laboratoire, laissant entendre un cri guttural déchirant et tonitruant.

- « Ah bah en fait, si... »

Sur ces entre-faits, un autre Rostov ouvrit avec fracas la porte du laboratoire.

- « Oh, je vois que nous ne sommes plus seulement deux. »
- « Ah, te revoilà. Les autres, écoutez bien, ce Rostov est le premier à ma connaissance à avoir atterri ici. C’est celui que j’ai rencontré quand je me suis réveillé. » expliqua le premier Rostov scientifique.
- « Enchanté. Je suis Rostov, ingénieur. Donnez moi une cafetière et un trombone et je vous fabrique une bombe. Enfin, façon de parler. Bon, c’est quoi de foutoir dehors ? J’imagine que l’un d’entre vous sait dessiner, peindre ou encore écrire ? »
- « Comment pouvez-vous être au courant !? » lança, surpris, le Rostov scientifique. « Nous venons à peine de le découvrir ! »
- « C’est avec un dessin industriel que je suis arrivé ici. Ce labo, c’est moi qui l’ait conçu. »
- « La nourriture aussi ? » - Rostov l’artiste.
- « Ouep ! »
- « Ce qui explique que la nourriture est fonctionnelle, à défaut d’être bonne. » - Rostov scientifique numéro deux.
- « Bon, les gars, faut qu’on répare ce foutoir et qu’on trouve un moyen de stabiliser tout ça. » - Rostov l’ingénieur. « On va devoir partir de ce labo et trouver le petit malin qui s’amuse à créer tout ça, et lui demander d’arrêter. »

DJAM 1

17 févr. 2026, Aucun commentaire

Rostov Bjevik était un artiste raté. Il engrangeait ses travaux chez lui, un appartement miteux qui commençait à sentir le moisi et la poussière. Rostov allait fêter ses 25 ans, mais il n’avait ni famille, morte pendant la guerre civile, ni amis dans le pays où il avait fini par s’installer.

Pour autant, il était resté d’un optimisme à toute épreuve : chaque jour était censé selon lui, lui apporter son lot de surprises et de bonnes nouvelles. De la nourriture dans son réfrigérateur ? Bonne nouvelle ! Le beau temps dehors ? Bonne nouvelle ! Il n’avait pas plu par le plafond crevé de sa chambre ? Bonne nouvelle !

Rostov Bjevik était tchèque et son pays toujours en proie à la guerre civile, guerre qui avait fini par s’étendre chez les pays voisins et due aux incursions armées des milices et des groupes paramilitaires pourtant interdits dans le pays. La situation était totalement contenue, entre l’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie et la Pologne mais, passant par la Morava et le Danube, les forces qui cherchaient à déstabiliser les régimes en places recevaient régulièrement des ressources et des volontaires clandestins soutenus par d’autres pays.

En Hongrie, Rostov avait élu domicile dans un quartier de Dunaújváros, ville située le long du Danube. C’était par les eaux qu’il rejoignit la Hongrie, flottant parmi les cadavres de ses parents et de son frère. Recueilli par une ONG, il fut soigné puis, remis sur pied, relâché « dans la nature ».

Depuis, il menait une vie de misère, n’ayant que pour ambition de peindre et d’écrire. Les murs de son appartements avaient été une fresque où chaque détail racontait son histoire, de sa naissance jusqu’à son arrivé à Dunaújváros. Quand il eut fini de peindre son histoire, il repeignit méticuleusement l’entièreté de ses murs à la peinture blanche. Enterrer son histoire, son passé semblait être la meilleure chose à faire pour continuer à vivre.

Alors qu’il déambulait dans la ville à la recherche de peinture, son regard fut soudainement accroché par une affiche : « Gagnez votre vie décemment en donnant vie à votre art ! ». L’affiche montrait un homme et une femme, souriant, un pinceau à la main et des tableaux en fond qui semblent sortir de leurs toiles. Ne parlant pas très bien le Hongrois, Rostov mit du temps à déchiffrer l’adresse du lieu où semblait se passer ce qui ressemblait à un job-dating.

Rostov se mit alors en route vers ce potentiel eldorado bienvenu. Arrivé sur place, il entra dans un bâtiment qui apparaissait tout de même comme désaffecté. Après la porte d’entrée, il ne restait que deux mètres carrés sous forme d’un couloir ainsi qu’une porte d’ascenseur. Tout était d’un blanc immaculé.

L’ascenseur ne comportait qu’un seul bouton encore fonctionnel, celui du 5ème étage. Les autres avaient été délogés de leurs emplacement. Rostov appuya sur le bouton du 5ème. L’appareil s’ébranla doucement et grimpa les étages dans un son feutré.

Les portes battantes s’ouvrirent et Rostov fut alors accueilli par les deux personnes figurant sur l’affiche, ainsi que par un homme plus âgé.

- « Bienvenue, bienvenue ! Vous êtes notre premier visiteur ! Quel est votre nom je vous prie ? » s’exclame l’homme plus âgé.

- « Rostov. » répond simplement Rostov, avec son accent trahissant un ton slave.

- « Oh ! Vous êtes Polonais ? » demande l’homme plus agé en Polonais. Sans réponse de la part de Rostov, il repris : « Vous êtes Tchèque ? ».

Son accent était impeccable.

- « Oui. Qui êtes vous ? », demande Rostov.

- « Je suis Karsa, et voici Emese (en désignant la fille) et Farkas (en désignant le garçon). Comme je vous le disais plutôt, Monsieur Rostov, vous êtes notre premier visiteur. Nous recherchons des artistes de toutes sortes pour donner corps à un nouveau projet scientifique ! »

- « Je sais peindre, je sais écrire. J’ai besoin d’argent pour acheter de la peinture, du papier, des stylos. Je ne connais pas bien la science. », répond Rostov.

- « Aucun problème ! Tout ce que vous avez à faire, c’est peindre et écrire. Le reste, c’est notre affaire. Quant aux fournitures, ne vous en faites pas, nous vous fournirons tout ce dont vous avez besoin. Avant cela, nous allons tout de même vous demander de nous montrer l’étendu de votre art. Nous devons évaluer vos capacités, vous comprenez ? »

- « Je n’ai pas de papier, de pinceaux et de peinture. »

- « Ne vous en faite pas, tout ce dont vous avez besoin vous attend dans la salle à côté. Suivez moi je vous prie. »

- « Vous savez, tout ceci ressemble étrangement à un piège dans lequel je n’ai vraiment pas les moyens de m’extirper. »

- « Un piège ? Peut-être, mais certainement pas de notre part, Monsieur Rostov. »

Rostov et Karsa arrivèrent dans la salle décrite plus tôt, comportant une table de dessin réglable, un pan entier de mur recouverts d’étagères sur lesquelles tout ce qui semblait exister pour peindre, dessiner ou écrire y était rangé et étiqueté. Rostov s’installait à la table de travail quand Emese lui apporta une toile, un pinceau et un pot peinture noire, puis elle et les deux autres sortirent de la pièce.

Rostov commença à peindre une charmante petite bourgade composée d’une dizaine de maisons et des bâtiments plus hauts. Il entoura cette bourgade d’arbres mais laissa tout de même un accès à l’eau au sud, ainsi qu’un chemin ombragé au nord. Lorsque le tableau fut fini, Farka reprit la toile et l’accrocha au mur, pendant que Karsa et Emese lui donnait des instructions : « Plus à gauche, plus à droite ». Quand le tableau fut enfin droit, les quatre personnes observèrent le tableau.

- « C’est magnifique Monsieur Rostov. » Seul Krasa semble pouvoir parler. « C’est d’autant plus merveilleux que c’est exactement le genre de travail qu’il nous fallait. Je vous explique : nous vivons une époque troublée et j’ai bien peur que celle-ci ne s’arrange pas. Surpopulation, guerres, famines, réchauffement climatique, … et j’ai eu une idée. Pas de ces grandes idées farfelues comme coloniser Mars, non, c’est à mon sens impossible et idiot de gâcher des ressources quand on peut coloniser… Le monde d’après. »

- « Le monde d’après ? »

- « Exactement. Cela fait déjà plusieurs années qu’avec une équipe de scientifique, nous explorons la possibilité de créer une planète. Une planète artificielle, puisque l’univers n’y serait pour rien la dedans, mais une véritable planète, alimentée par des artistes tels que vous. Un problème de place ? Hop, une nouvelle ville. Un problème de famine ? Hop, des vivres en pagaille ! Le réchauffement climatique ne serait pas un problème puisque l’écosystème serait entièrement géré par vos soins ! »

- « Vous n’avez pas peur que quelqu’un cherche à détruire ces mondes en peignant le contraire de ce que vous attendez ? »

- « Hélas, c’est une possibilité. C’est précisément pour cela que nous organisons ce job-dating ! »

- « Le village que je viens de peindre, va-t-il exister ? »

- « Absolument ! Venez avec moi, je vais vous montrer ! »

Dans un coin de la pièce principale, des escaliers menaient aux étages inférieurs. C’étaient des laboratoires, dédales entièrement vitrés où s’afférèrent des centaines de personnes. Rostov, Farkas, Karsa et Emese étaient totalement invisible à leurs yeux : un ballet de scientifiques menés par un objectif qui leur est commun : « Le monde d’après ».

Six étages plus bas, au deuxième sous-sol, une immense pièce de la taille de la superficie au sol du bâtiment contenaient un ordinateur et un anneau allant du sol au plafond.

- « Voici la salle du portail. » explique Karsa.

- « C’est cet anneau, là ? » demande Rostov.

- « Exactement. Vous vous rappelez de votre tableau et de la façon où nous l’avons accroché ? Eh bien dans les murs de la pièces où est encore le tableau, des caméras et d’autres dispositifs très complexes s’y trouvent également. Cet ensemble… lit … si je puis me permettre votre tableau. »

L’ordinateur émit un bip strident.

- « Ah, c’est prêt ! »

L’intérieur de l’anneau se mit à scintiller puis le tableau dessiné apparu, transformé en une photographie. Rostov, émerveillé, s’approcha au plus prêt.

« Allez-y, vous pouvez vous approcher aussi prêt que vous le voulez. Ne vous en faites pas, vous ne courrez aucun risque. »

Un grand bruit se fit alors entendre dans l’escalier puis contre la porte qui s'ouvrit et les corps de Farkas et Emese s’effondrèrent sur le pas de la pièce, bloquant la fermeture automatique.

Un commando de six personnes, avec un lourd armement entrèrent avec fracas. Rostov leur faisant face recula de peur. Karsa n’eut le temps de protester et fut exécuté d’une balle dans la tête. L’ordinateur fut également truffé de balles.

Rostov trébucha et passa à travers l’anneau. Le commando tira toutes ses munitions mais échoua à tuer Rostov qui disparu dans le portail qui se referma lentement sur lui.

- « Tant pis pour lui, il est seul et il mourra certainement. Cette technologie ne verra pas le jour. Il ne pourra pas revenir. Brûlez tout et faites en sorte que le bâtiment s’effondre. »

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